|
Cette page contient les réponses aux
questions les plus couramment posées à notre équipe concernant
le cancer du sein.
Le médecin
généraliste
est le médecin habituel de la patiente. Il a un rôle très important dans la
surveillance du cancer. Il est en liaison avec la Clinique qui a pris en charge
la patiente.
Le
cancérologue
est un médecin spécialiste du
cancer. Ce peut être un chirurgien spécialisé en cancérologie, un oncologue
médical ou un oncologue radiothérapeute.
Le chirurgien
est un médecin
spécialiste des opérations. C’est lui qui enlève la tumeur. Certains chirurgiens
sont exclusivement spécialisés en cancérologie et/ou en cancérologie
gynécologique.
L’ anesthésiste
est un médecin qui endort
et réveille la patiente pendant les interventions chirurgicales. Une
anesthésie*
peut être générale ou locale
(partielle) en fonction de la situation.
Le
pathologiste est un médecin
spécialiste qui examine au microscope les
cellules*
ou les
tissus*
qui ont été prélevés.
Le
chimiothérapeute ou
oncologue médical
est un médecin spécialisé dans le
traitement des cancers par
chimiothérapie* ou
hormonothérapie*.
Le
radiologue est un médecin
qui réalise des images d’une partie du corps ou des organes (les examens
d’imagerie). Il existe différents types d’examens radiologiques : radiologie «
classique » (radiologie des poumons par exemple),
mammographie*,
échographie*,
scanner*,
Imagerie par Résonance Magnétique ou
I.R.M.*.
Il est qualifié pour effectuer des
prélèvements
guidés.
Le
radiothérapeute ou
oncologue radiothérapeute
est un médecin spécialisé dans le
traitement des cancers par
radiothérapie*.
La
manipulatrice de radiologie
et le
manipulateur de radiothérapie
sont des techniciens
responsables du maniement des appareils de
radiologie*
ou de
radiothérapie*.
Ils sont aussi chargés de veiller au bon déroulement de la séance de radiologie
ou de radiothérapie*
en collaboration avec le
physicien*.
Le
masseur-kinésithérapeute
est une personne qui
utilise les mouvements à des fins de rééducation.
Le
psychologue
ou
psycho-oncologue
est spécialisé dans l’écoute des
patientes et des proches en ce qui concerne leurs difficultés psychologiques
liées au cancer et à ses conséquences.
Le
sexologue est un médecin compétent dans les
troubles sexuels et leurs traitements.
L’ infirmier
diplômé d’Etat est un
professionnel de santé chargé des soins aux patientes.
L’aide-soignante
est une personne qui participe aux
soins des patients en collaboration avec l’infirmier.
L’ assistant
social de la
clinique est un professionnel du social chargé de résoudre les difficultés
d’ordre économique et social de la patiente.
L’
hôtesse d’accueil
est chargée de renseigner et
d’orienter la patiente lors de son arrivée à la clinique.
1. Y-a-t-il de plus en plus de cancers du sein ?
Ils augmentent de 1,5 % par an. Plusieurs facteurs
expliquent cette hausse : l’incidence du cancer du sein augmentant avec l’âge,
l’allongement de la vie accroît donc le nombre de cancers enregistrés. La
première grossesse étant de plus en plus tardive, cela constitue un risque
supplémentaire. Dernier élément : l’alimentation trop riche en graisse et
l’obésité.
C’est vrai dans seulement 5 à 10 % des cas. Des gènes du
cancer du sein ont, en effet, été récemment découverts. Une altération de ces
gènes multiplie le risque par dix. Cela concerne la majorité des cancers
familiaux où plusieurs femmes sont atteintes : mère, grand-mère, tante ou sœurs.
Près de 50 % des cas d’origine génétique apparaissent avant 50 ans.
3. La prise de pilule comporte t-elle un danger ?
Il n’est pas démontré que la prise de pilule augmente
globalement les cancers du sein. En revanche, un récent congrès de spécialistes
a fait état d’une légère augmentation du risque chez les jeunes filles qui
commencent la prise de pilule moins de 4 ans après le début de la puberté. Cela
serait d’autant plus vrai que la puberté a été précoce. Ces travaux demandent à
être confirmés.
4. Et le traitement substitutif de la ménopause ?
Il semble que le traitement substitutif, sous l’influence
d’hormones, soit susceptible de faire émerger un cancer déjà existant mais
invisible jusque-là. Mais ceci n’est pas sans présenter un aspect plus positif
qu’il y paraît à première vue. Les femmes sont mieux dépistées car elles sont
suivies par un médecin. Et, par voie de conséquence, on s’est aperçu que les
femmes dont le cancer a été déclaré au moment de la prise d’un traitement
substitutif avaient des chances de survie supérieures aux autres. Sans
traitement et sans suivi médical, le cancer aurait été diagnostiqué beaucoup
plus tard. Actuellement, il est souhaitable de bénéficier d’un traitement sur
mesure (dosage faible avec fenêtres d’interruption).
5. Quels sont les risques reconnus comme certains ?
Une puberté précoce, pas d’enfant ou un premier enfant
au-delà de l’âge de 30 ans, la ménopause tardive sont reconnus comme des
facteurs à risque. Ainsi, une femme sans enfant ou dont le premier est né
tardivement multiplie son risque par deux. Par ailleurs, le risque global d’être
touchée augmente avec l’âge. Moins de 7 % avant 40 ans, 18 % entre 40 et 50 ans,
32 % entre 50 et 65 ans et 43 % après 65 ans.
6. Un choc physique peut-il provoquer un cancer ?
Si une tumeur ne se trouve pas déjà là lors du choc, ce
n’est pas l’accident qui provoquera le cancer. Mais il arrive que l’on fasse la
découverte d’un cancer à cette occasion.
7.
Et un choc psychologique, ou un stress ?
Quand on compare des femmes qui ont subi un veuvage avec un
autre groupe sans histoire familiale particulière, la proportion de cancers du
sein reste identique. Le développement rapide de cellules cancéreuses déjà
existantes après un choc n’a pas été démontré avec certitude.
8. Le mode d’alimentation peut-il influer ?
Une nourriture riche en graisses d’origine animale et
pauvre en légumes frais depuis l’enfance constitue un facteur de risque pour
tous les cancers. A l’inverse, une consommation élevée de vitamines, de légumes
verts et de fruits ainsi que de graisses végétales le diminuerait. A noter
également qu’une consommation quotidienne, même faible, de boissons alcoolisées
s’ajoute aux risques alimentaires.
9. Qu’en est-il de l’exposition au soleil ?
En ce qui concerne le sein en tant que glande, le soleil
n’est pas dangereux. Il l’est pour la peau de tout le corps : mélanome et
vieillissement prématuré sont à craindre si l’on prend des bains de soleil sans
protection.
10. Un kyste, un nodule ou une mastose sont-ils des
précurseurs ?
Ce sont des pathologies bénignes. Mais attention : radios
et si besoin prélèvements par ponction ou biopsie doivent le confirmer.
Les kystes, parfois douloureux, naissent sous l’effet d’un
grossissement de la glande mammaire qui se remplie de liquide par endroits. Le
médecin peut décider d’une ponction pour vider le kyste.
Les mastoses sont liées à une désorganisation des tissus
mammaires. Prés de 75% des femmes ont une mastose. Un seul type de mastose
inquiétant : la mastose avec « hyperplasie ». A la biopsie, les cellules
présentent des formes anormales et montrent leur tendance à se multiplier. Ces
mastoses sont le lit du cancer, et nécessitent donc une surveillance accrue.
Le terme nodule signifie la présence d’une boule sans
préjuger de sa nature cancéreuse.
11. Quels sont les symptômes alarmants ?
Plusieurs signes doivent impérativement conduire à un
examen médical :
-un écoulement sanglant au niveau du mamelon ;
-un mamelon qui depuis peu « rentre » dans le sein ;
-un sein qui devient rouge ou change de volume ;
-un sein déformé avec une petite ride qui tire sur la
peau ;
-un ganglion sous l’aisselle ;
-et, bien sûr, l’apparition d’une boule isolée.
12. A quoi sert le dépistage précoce ?
Les expériences étrangères, qui ont plus de 20 ans de
recul, ont démontré que l’on pouvait réduire la mortalité de 30 % par un
dépistage tous les deux ans pour les femmes de 40 à 50 ans –en Suède- et de 45%
chez les femmes de 50 à 70 ans –en Hollande-.
Autre élément : quand on diagnostique une tumeur de moins
de 1 cm, seuls 25% s’accompagnent alors d’un envahissement ganglionnaire : les
changes de survie à dix ans atteignent 80 à 90%. En 1990, la taille moyenne des
cancers détectés a été de 3 cm. Elle était de 4 cm en 1970. Nous avons gagné 1
cm en vingt ans. L’évolution actuelle continue dans le même sens. C’est dire
l’importance du dépistage précoce.
13. Quand il y a des cancers dans une famille, peut-on se
faire faire un test génétique ?
Les conseils génétiques existent dans les grands centres
spécialisés en France. Leurs consultations sont réservées aux femmes qui ont
deux parentes malades. Au vu des données médicales, les médecins évaluent le
risque et établissent un calendrier des examens de surveillance. Les tests de
prédispositions génétiques existent mais ne sont pas commercialisés en France :
ils sont proposés dans un cadre expérimental à des femmes à très haut risque
après plusieurs entretiens psychologiques.
14. Doit-on pratiquer l’autopalpation régulièrement ?
La palpation doit se faire main à plat sur le sein en se
positionnant sur le dos, et non pas en prenant le sein entre le pouce et
l’index. La palpation régulière par un médecin et la mammographie en temps utile
sont plus sûres que l’autopalpation pour un dépistage précoce.
15. Quand faut-il faire des mammographies de dépistage ?
On s’oriente aujourd’hui vers un dépistage régulier par
mammographie à partir de 40 ans. On conseille généralement une mammographie tous
les deux ou trois ans. Et pour les femmes présentant des antécédents familiaux,
on recommande une mammographie annuelle de façon plus précoce.
16. Les rayons émis ne présentent-ils pas un danger à être
trop répétés ?
Les appareils modernes délivrent des doses très faibles de
rayons X. Ils n’entraînent pas plus d’irradiation que celle reçue par des seins
exposés au soleil pendant une journée. Le risque de ne pas détecter un cancer
est incomparablement plus grand.
17. Pourquoi écrase-t-on le sein à ce point ?
Il est nécessaire de comprimer le sein pour obtenir une
image de bonne qualité. La mammographie peut devenir assez douloureuse lorsque
le sein est congestif. Sur de nouveaux appareils, il existe des limites de
compression programmées. De manière générale, la mammographie n’est pas un
examen pénible.
18. Quelle est la période la plus favorable dans le cycle
pour une mammographie de dépistage ?
La meilleure période, là où les seins sont le moins
congestifs, se situe du 1er jour des règles au 14éme jour du cycle,
au moment de l’ovulation. A partir du 14éme jour, et jusqu’au cycle suivant,
l’interprétation d’une image radiographique peut être plus difficile.
19. Le dépistage gratuit a-t-il cours maintenant dans toute
la France ?
Dans le département du Nord, l’Association pour le
dépistage du cancer du sein dans le Nord (ADCN)
invite toutes les femmes de plus de 50 ans pour un dépistage gratuit tous les
deux ans. Il va bientôt être proposé dans toute la France.
20. Comment être intégrée au dépistage ?
L’ADCN vous convoque automatiquement dés votre cinquantième
anniversaire. Vous pouvez joindre l’ADCN au 03.20.06.38.12. Avant 50 ans
ou après 74 ans, parlez-en à votre médecin.
21. Qu’est ce que la mammographie numérisée ?
C’est une nouvelle technique de traitement d’image en cours
de développement.
22. Et l’échographie ?
Cette méthode d’exploration utilise des ultrasons pour
obtenir des images. Cette technique complète la mammographie sur un sein dense,
un nodule, une zone d’interprétation difficile.
23. La thermographie est-elle toujours utilisée ?
Cette méthode ancienne mesurait les différences de
températures dans le sein. Non fiable, elle est maintenant totalement
abandonnée.
24. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est-elle plus
performante que la mammographie ?
L’I.R.M. est une méthode d’exploration sans rayonnement X.
Elle montre les tumeurs du sein par l’aspect anormal des vaisseaux qui les
nourrissent. Pour l’instant, l’IRM est utilisée en complément d’étude d’un cas
difficile.
25. La mammographie peut-elle ne pas voir un cancer ?
Oui, certains cancers, par leur taille trop petite ou par
leur structure, sont très difficiles à visualiser par la mammographie.
Néanmoins, la mammographie est actuellement le meilleur examen de dépistage du
cancer du sein.
26. Que sont les micro-calcifications ?
Ce sont de fins dépôts calcaires visibles uniquement en
mammographie, qui peuvent correspondre à des lésions bénignes ou malignes.
27. Une fois le diagnostic établi, à qui se confier ?
En France, la prise en charge du cancer est globalement
très bonne. Demandez à votre médecin de vous orienter vers les spécialistes avec
lesquels vous aurez un bon contact. Leur compétence est primordiale, mais
n’oubliez pas que votre relation va durer des années et qu’un bon dialogue est
indispensable.
28. Traiter le cancer est-il une urgence ?
Les cellules cancéreuses se multiplient rapidement.
Cependant, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. On a le temps de
prendre un deuxième avis si l’on a des doutes sur la stratégie proposée, si l’on
ne s’est pas sentie en totale confiance, ou tout simplement pour poser des
questions restées en suspens.
29. Quels sont les différents traitements ?
Les traitements ont tous pour but de détruite la tumeur
visible mais aussi les éventuelles cellules disséminées et invisibles. Les
thérapeutiques utilisées depuis des années sont la chimiothérapie,
l’hormonothérapie, la chirurgie et la radiothérapie.
30. L’aide d’un psychologue est-elle souhaitable ?
Oui, il ne faut pas hésiter à se faire soutenir. On peut
trouver des psychologues dans la plupart des services hospitaliers publics et
privés, mais leur nombre reste réduit. C’est pourquoi des associations de
malades se créent petit à petit pour aider les personnes atteintes et leur
famille.
31. Les traitements ont-ils beaucoup évolués ?
Un des progrès réside dans leur personnalisation. La
gravité du cancer est évaluée en fonction de l’âge, du type de cellules, de
l’envahissement ou non des ganglions, de l’existence de métastases, des
premières réactions au traitement, de l’appréciation des risques de rechute, ...
Ces données orientent un protocole sur mesure. La nature des médicaments, leurs
dosages et leurs associations améliorent également les résultats.
32. Les progrès sont-ils vraiment significatifs ?
Oui. On a montré que, pour un certain type de cancer, le
pourcentage de guérison est amélioré par l’association de plusieurs
thérapeutiques. La chimiothérapie augmente les changes de conserver son sein, et
la chirurgie, quand elle est nécessaire, est moins mutilante. On maîtrise
maintenant la chute des cheveux (casques réfrigérants), et les vomissements
induits par certaines chimiothérapies sont calmés par des anti-nauséeux
efficaces.
33.
Pourquoi doit-on encore enlever le sein ?
La mastectomie reste rarement indiquée lorsque la tumeur
est volumineuse, ou dans certaines localisations, ou en cas de tumeurs
multiples, pour conserver toutes les chances de guérison. Il faut souligner que
l’ablation n’est pas synonyme de gravité. Dans les cancers qualifiés « in
situ », l’ablation assure la guérison quasiment à 100%.
34. La mastectomie entraîne-t-elle toujours un « gros
bras » ?
Le gonflement du bras est dû à l’ablation des ganglions
lymphatiques sous l’aisselle, appelée curage axillaire. Aujourd’hui, ce curage
est réduit, et les gros bras sont de moins en moins fréquents.
35. Qu’est ce qu’une tumorectomie ?
On parle de tumorectomie lorsque l’ablation se limite à la
tumeur. Le sein est remodelé par le chirurgien.
36. Le mammotome remplace-t-il la chirurgie ?
Le mammotome est un appareil
qui permet de réaliser des prélèvements sous anesthésie locale et sous guidage
radiologique ou échographique . Dans certains cas des lésions bénignes peuvent
être enlevées en totalité.
37. La radiothérapie abîme-t-elle le sein ?
Précise, bien ciblée, elle ne laisse pas de séquelles
disgracieuses, tout juste une trace un peu plus pigmentée sur la peau.
38. Quels sont les progrès à venir ?
On étudie des médicaments qui détruisent les petits
vaisseaux nourrissant les cellules tumorales. Ces produits empêcheraient la
tumeur de proliférer et d’envoyer des cellules cancéreuses dans le reste du
corps, qui sont à l’origine de l’apparition de métastases.
39. Qu’est-ce que la thérapie génétique ?
Elle consiste à introduire de nouveaux gènes qui
compenseront ou corrigeront les anomalies qui ont provoqué le cancer. Pour faire
entrer ces nouveaux gènes dans le corps, on utilise des transporteurs tels que
des virus modifiés.
40. Peut-on en bénéficier aujourd’hui ?
C’est à l’état de recherche : des essais thérapeutiques
sont en cours. On introduit des gènes qui produiront des substances renforçant
les défenses de l’organisme ou facilitant l’action des médicaments.
41. Peut-on être sûr de ne pas servir de cobaye ?
Tous ces essais sont soumis à la loi qui oblige les
médecins à informer la patiente de façon très précise sur les buts de
l’expérimentation et les avantages qu’elle peut en tirer. Le tout est consigné
par écrit et la patiente doit donner son accord. Libre à elle de refuser.
42. Et si le cancer est découvert au cours d’une grossesse ?
A partir du quatrième mois de grossesse, le traitement est
appliqué sans risque pour l’avenir de l’enfant. Mais la décision de faire une
interruption de grossesse, au cours du premier trimestre, permet de démarrer les
traitements plus tôt.
43. Quand l’ablation du sein est nécessaire, la
reconstruction est-elle réalisée dans le même temps ?
La reconstruction immédiate n’est pas systématique.
Certaines équipes préfèrent avant attendre de décider de la reconstruction. La
décision d’entreprendre une reconstruction ou non incombe à la femme.
44. Après reconstruction, le sein retrouve-t-il un aspect
naturel ?
Le sein est plus ferme, plus consistant, mais il perd sa
sensibilité au niveau du mamelon. Les cicatrices, elles, s’estompent. Les
prothèses utilisées aujourd’hui sont remplies de sérum, d’hydrogel, ou de
silicone.
45. Peut-on avoir recours aux médecines parallèles ?
Pourquoi pas, si cela n’empêche pas la poursuite du
traitement classique. Mais attention aux charlatans qui n’en veulent qu’au
porte-monnaie. Autre mise en garde importante : toute manœuvre d’ostéopathie est
impérativement à proscrire. Elle pourrait s’avérer très dangereuse sur une
métastase osseuse encore méconnue.
46. Toutes les femmes sont-elles aussi bien prises en charge
en France ?
Oui, depuis la mise en place des réseaux de diagnostic et
de traitement, qui permettent la collaboration étroite des spécialistes de
toutes disciplines en relation avec des centres de référence.
47. Quelle est la durée d’un traitement, et permet-il de
continuer à travailler ?
Un traitement moyen dure six mois, et implique des
rendez-vous répétés, des séances plus ou moins longues et beaucoup de fatigue.
Continuer à travailler est recommandé pour le moral, mais s’avère souvent
difficile. Cela dépendra donc des aménagements horaires négociables avec
l’employeur, du type de travail, et des différentes phases du traitement.
48. Peut-on être licenciée quand on a un cancer ?
Le cancer en lui-même ne peut être une cause de
licenciement. Il est illicite de licencier pour des raisons de maladie, de race,
d’opinion politique, de religion, de sexe, de mœurs (art. L 122-45 du code du
travail). En revanche, trois circonstances autorisent l’employeur de licencier :
-
lorsque les absences répétées ou prolongées ont pour
conséquence de désorganiser le service au point qu’il est nécessaire de
remplacer définitivement la personne malade;
-
en cas d’inaptitude au poste constatée par le médecin du
travail sans possibilité de reclassement dans l’entreprise ;
-
Enfin, le cancer ne protège pas contre un licenciement
pour faute ou pour insuffisance professionnelle, ni contre des mesures de
chômage partiel.
49. Après le traitement, comment s’effectue la surveillance ?
Tous les trois mois la première année, puis tous les six
mois. Le calendrier des consultations est fixé aussi en fonction de la patiente,
et de son besoin d’être rassurée. Des examens cliniques, biologiques et
radiologiques font partie du bilan. La mammographie doit être faite chaque
année.
50. Qu’en est-il des traitements hormonaux (contraception et
traitement substitutif de la ménopause) ?
On exclut ce qui contient des hormones.
51. Une grossesse est-elle contre-indiquée après ?
Non mais il est conseillé de respecter un délai de 3 à 5
ans après le traitement.
|